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08/02/06

  Réveil matinal, nous voulons rejoindre Tamerza, une oasis de montagne nichée dans une vallée. Au choix : 35 euros en 4x4 ou 4 euros en louage.

  Tamerza est cependant irrégulièrement desservi, par chance nous  trouvons un louage qui part au bout de 20 minutes .

  Le véhicule est déglingué mais il roule. Nous prenons la route, cette longue route droite au milieu de rien, au loin se dessine les montagnes arides qui abritent quelques oasis où le palmier assure la vie.

 

 

Quelques détours par des fermes  isolées, pour prendre quelques femmes lourdement chargées, et nous arrivons à Tamerza, au milieu de montagnes aussi déchiquetées qu’arides.

  A peine descendus, un homme vient à notre rencontre, il veut nous guider. Nous refusons, il  nous explique où le trouver si nous changeons d’avis.

  Petite partie de football improvisée au milieu de la rue et nous déjeunons.

  Nous prenons ensuite la direction de la vieille ville fortifiée à vingt minutes à l’est du village moderne. Les rencontres se succèdent, nous sommes assez rapidement rattrapés par notre «  guide », mécontent qu’on ne l’ai pas « embauché ».

  Le vieux village est suspendu au bord d’un canyon dans lequel se dressent des milliers de palmiers.

 

 

Un gamin nous a suivi depuis le village moderne et s’improvise guide, je lui explique que nous n’avons plus beaucoup d’argent et que nous avons donné tous nos stylos. Qu’importe, il reste avec nous e nous discutons essentiellement de sa vie à Tamerza.

  Nous regagnons la le nouveau village et  nous dirigeons vers LA chute d’eau, attraction touristique indiquée à grand renfort de panneaux.  Le chemin pour y parvenir est ponctué de boutiques de souvenirs. Il est vrai que de l’eau dans un paysage désolé est salvateur mais le mince filet d’eau manque d’intérêt.

  Il est tard, nous savons que le dernier louage part à 15h00, nous nous dirigeons vers la rue principale, juste le temps de se faire interpeller par Walid et  Youssef. Walid est un prof au chômage et nous raconte une bonne partie de sa vie pendant 45 minutes. L’échange est riche mais nous regardons sans cesse l’heure de peur de ne pas pouvoir rentrer à Tozeur.

  Finalement, nous prenons congé de nos amis, nous avons trente minutes d’avance, le louage est là, le chauffeur, ravi de nous retrouver nous attendait.

  Arrivés à Tozeur, nous nous rendons à la gare de louage, pour malgré l’heure tardive, retourner à Gabès, quelques 200 kilomètres plus à l’ouest. Nous attendons une heure, on nous explique qu’il est trop tard mais que le premier louage viendra nous chercher directement à l’hôtel, le lendemain à 07h30.

  Une brochette de dromadaire, un thé à la menthe et au lit.

 

09/02/06

  07h30, le louage nous attend.

  10h30, nous sommes à Gabès,  sandwich au même endroit que lundi, le gars semble ravi de nous revoir.

  A 13h30, nous sommes à Tatatouine, après deux contrôles de passeports, sur cette route qui file vers le sud, non loin de la frontière Libyenne.

  Tataouine est la ville qui permet de visiter les ksours, de vieux villages fortifiés accrochés à la montagne.

  Nous négocions avec le chauffeur de taxi qui nous emmène en centre ville, de nous accompagner à Chenini, à une vingtaine de kilomètres de Tataouine, un des ksars les plus célèbres de la région. Il nous laisse son numéro de téléphone.

  Vers 14h00, nous allons déguster une corne de gazelle, spécialité de la région, fourrée aux amandes et au miel. Assis à une terrasse de café, sirotant un thé à la menthe, Imed vient s’asseoir avec nous, c’est lui qui nous a vendu les cornes de gazelles. Fateh nous rejoint, nous discutons une demi heure et nous nous donnons rendez-vous pour le soir même, vers 18h00.

  Le taxi nous attend.

  Les présentations sont faites, Salah va nous accompagner tout l’après-midi.

  Nous arrivons à Chenini.

 

 

Il s’agit d’un vieux village niché dans une vallée en fer à cheval. Ses habitations s’étendent sur les crêtes et une mosquée étincelante marque le col. A première vue, l’on pense faire face à des ruines, mais à y regarder plus précisément, on s’aperçoit que ce vieux village fortifié est en partie habité, et nous voyons ici et là, des villageois longer les ruines pour regagner leurs habitations de fortune.

 

 

 

 

L’endroit est sublime. Nous empruntons les sentiers, grimpons jusqu’à la mosquée. Le col nous offre une vue infinie sur les plaines désertiques et nous permet de considérer Chenini dans sa totalité.

 

 

 

   Nous partons ensuite nous promener sur les crête, entre maisons en ruine et précipices. Les villageois vivent dans des conditions très rudimentaires, nous ne semblons pas les déranger dans un quotidien qui nous apparaît comme étant d’un autre temps.

 

 

  Nous retrouvons Salah qui nous emmène derrière la montagne. Deux kilomètres de pistes, et nous parvenons à une petite mosquée, blottie au pied d’une face rocheuse.

  Mohamed, un jeune homme nous propose la visite. Nous entrons à l’intérieur, observant ainsi plusieurs tombes. La légende dit que sept chrétiens se sont endormis puis se sont réveillés 400 ans plus tard alors que le monde était converti à l’Islam. En se réveillant, ils se sont à leur tour convertis et sont morts musulmans.

  L’endroit est retranché, intime.

 

 

Nous montons jusqu’au minaret, en passant par une porte à quatre pattes, une porte qui ne pourrait laisse passer des hommes de forte corpulence.

 

 

Mohamed insiste pour nous montrer une source, ces dernières revêtent un aspect primordial dans ces zones si arides.

  Nous repartons vers Tataouine où nous retrouvons Imed et Fateh.

  Une heure de discussion passionnante sur l’Islam et le Catholicisme. Fateh a vécu en France et est catholique profondément convaincu. Il n’est pas intégré à Tataouine  et Imed est son seul ami. Imed est musulman pratiquant, leurs foi diverge mais ils se respectent. Il m’est très plaisant d’assister à des conversations portant sur des sujets parfois sensibles, avec des individus directement concernés.

  Nous allons finalement dîner, sans avoir omis de leur donner rendez-vous le lendemain matin au même endroit.

 

10/02/06

  Nous retrouvons nos deux compères, nous nous quittons chaleureusement et retournons à la gare de louage pour rejoindre Houmt souk, sur l’Ile de Djerba.

 

 

  Nous y sommes vers 13h30, trouvons un hôtel en centre ville et allons nous promener dans les souks.

 

 

  Des entrelacs de ruelles, des murs blancs, des portes bleues, l’architecture de Houmt Souk est un régal.

  Difficile de ne pas se faire interpeller, bien que parfois nous n’achetons pas,  nous passons parfois une heure à discuter avec les marchands, essentiellement de notre vie en France.

 

 

 

 

  Nous nous promenons aux abord du fort Borj Ghazi Mustapha, en bordure de mer et finissons  notre journée autour d’un couscous dans un petit resto dans les souks.

 

 

11/02/06

  Dernier  jour en Tunisie, ballades dans le marché aux épices, aux fruits et légumes et à la criée. Puis promenade jusqu’au port de pêche, grignoté peu à peu par une marina luxueuse…

 

 

  Nous discutons avec les pêcheurs, puis rentrons en ville.

  Nous prenons un taxi pour la Synagogue de la Ghriba, fermée pour cause de sabbat, puis allons voir les plages de la zone touristique, sous la pluie, lieu ou luxe et misère se côtoient sans cas de conscience.

 

 

12/02/06

  Un dernier tour au marché aux fruits puis nous prenons la route de l’aéroport.

  Un attroupement, quelques personnes semblent avoir fait des malaises, nous apprendrons le soir même que le vol pour Paris précèdent le notre a eu quelques soucis en vol ( dépressurisation, retour en urgence… )

  3 heures après avoir quitté Houmt Souk, nous atterrissons à Orly, et à nouveau, le besoin de reprendre des repères quelque peu effacés par une semaine sur les routes tunisiennes…

 

 

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