De la porte de l'Afrique aux portes de la médina... (2013)

     

Accueil    Tanger   Asilah   Tanger (2) et Cap Spartel  Tetouan  Chefchaouen

   

 

 

• La gastronomie • La pluie, le vent, le froid...
• L'accueil toujours chaleureux, la communication facile  
  • Déambulations dans les médinas, labyrinthes de vie, d'histoire et de négoce
  • Une belle aventure à quatre

 

 

Tanger : 14 kilomètres des côtes espagnoles, le détroit de Gibraltar, un lieu de passage, de trafic, Matisse, Kerouac... Je ne parvenais pas à mettre des images sur ces mots et ces noms qui sont associés à cette cité située à l'extrême nord du Maroc.

Nous y atterrissons  avec Emile (9 mois) et Gaspard (2 ans 1/2) afin de découvrir Tanger  et sa région, arpenter les ruelles des médinas et parcourir les routes du nord.

Tanger, Asilah, Tetouan, Chefchaouen, à pied, en taxi, en train, en poussette double... Récit en mots et en image d'un périple marocain en famille, sous la pluie nord-africaine....

 

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Le voyage commence dès la préparation des bagages. Casse-tête. 40 kg et deux marmots âgés des 9 mois et  bientôt

3 ans. Il faut rajouter à ce convoi, la  poussette double. Nous avons fait ce choix car bien que Gaspard marche bien, la poussette double nous laissera plus de liberté et me permettra de prendre des photos.

Nous atterrissons donc à Tanger. Les palmes des palmiers sont à l’horizontal. Les gouttes de pluie aussi. Le pilote félicite son co-pilote d’avoir atterri dans de telles conditions. Au-delà de la satisfaction d’être encore vivants, nous nous inquiétons sur les conditions météo de notre séjour…

L’appartement délabré que nous avons loué se trouve dans un immeuble délabré, dans une rue délabrée mais à deux pas de l’avenue Mohamed V. Formidablement placé.

Ça commence bien, nous sommes au 4ème étage mais suite à un problème technique (à la vue de l’ascenseur, pas étonnant…), il nous faut monter au 5ème et redescendre au 4ème.

Il faut donc remplir le frigidaire. Nous partons tous les quatre, sous la pluie (enfin, nous sommes sous la pluie, les petits sont ravis sous la capote de pluie). Nous sommes à la recherche d’un supermarché. Nous demandons à un conducteur qui dans la seconde, descend de sa voiture, laisse le moteur tourner et nous emmène à quelques minutes de marche, à l’entrée du magasin. Nous sommes bien au Maroc.

La pluie ne cesse pas. Je suis sur mon balcon délabré et j’observe notre rue délabrée…

Un homme tente sans succès de faire démarrer son tricycle à moteur. Un gars vient l’aider. Pendant cinq bonnes minutes, ils s’attèlent à la tâche, sans succès. Enfin, c’est parti mais le conducteur débouchant sur la chaussée sans regarder, manque de percuter une voiture et le moteur du tricycle cale à nouveau. Entre temps, le conducteur de la voiture, surpris et fâché, sort de son véhicule telle une furie, sans regarder évidemment quoi que ce soit… une voiture passe à 10 cm de sa portière ouverte et finit contre le trottoir. Deuxième confirmation, nous sommes au Maroc…

Nous mettons finalement en route notre petite expédition en poussette double. Nous rejoignons à pied et sous une pluie fine le Grand Socco, place agrémentée d’une fontaine, d’une mosquée et de  palmiers mais surtout porte d’entrée principale de la médina de Tanger.

Le temps est maussade. La pluie cesse mais la luminosité est faible…

Retour à pied.


Pluie annoncée toute la semaine. Ce matin il ne pleut pas, nous ne laissons pas passer notre chance.

Nous rejoignons le Grand Socco. Une fois la porte de la médina passée, une ruelle descend jusqu’au  Petit Socco où nous prenons un café. La descente se poursuit jusqu’à un belvédère qui offre une vue plongeante sur le port en construction. Au loin, face à la mer, les travaux de réhabilitation de la médina semblent l’empêcher de s’écrouler.

       

   

Souvent, nous sommes arrêtés, disons plutôt que les marocains, hommes et femmes s’agrippent à la poussette pour embrasser les petits… Ici, les gens s'adressent à nous en espagnol. En effet nombre de touristes ibériques, viennent visiter Tanger à la journée.

Nous prenons la direction de la Kasbah. Forte montée. Derrière les vieux remparts, une vue spectaculaire s’offre à nous.

Une dame nous arrête, nous reconnaît. Elle reconnaît les petits en fait. Nous étions dans le même avion. Elle nous donne quelques conseils pour traverser la médina et nous rassure sur le fait que les escaliers sont rares… Ouf !

Encore une médina, ce même entrelacs de ruelles face à la mer. Fantastique. Il nous faudra revenir, le vendredi, les passages sont peu animés.

       

   

Nous retrouvons avec l’aide précieuse des riverains le Grand Socco. Retour en taxi.

    

Nous repartons dans l’après-midi sur la corniche qui longe la plage publique. En chemin, un gars télécommande en main, pilote des voitures dans lesquelles  les enfants prennent place. 10 dhs pour 5 minutes.

La corniche, en ce vendredi,  est le lieu de rendez-vous des familles, des amoureux, des jeunes, des vieux, des footballers…En somme, le rendez-vous des tangérois.

   

   

   

   

 
 

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Photos et textes © Pierre Letienne