Nous entamons une longue pente assez raide puis
au col nous laissons les skis pour finir sur le
rocher.
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Fredo et moi ne sommes pas rassurés, le vide est
bien présent !
Le temps se gâte, nous finissons au sommet,
comme la veille, dans le brouillard. La descente
s'effectue rapidement, nous reprenons les skis
et filons sur la mer de glace en espérant ne pas
rater le train...
Après plusieurs heures à skier sur de la glace
vive, nous atteignons le pied des échelles, puis
le train qui s'apprêtait à partir...
Nous passons la nuit aux Contamines.
06/06/2000
D-DAY, nous prenons la première benne à Chamonix
pour le premier tronçon.
Il fait très beau, et déjà trop chaud. Nous
chaussons, traversons sous l'Aiguille du Midi et
gagnons le glacier des Bossons.
Très ouvert lui aussi, nous peinons pour trouver
un passage, nous sommes impressionnés...
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La
montée se poursuit, le soleil se durcit, l'eau
fait pénurie. Nous sommes complètement
déshydratés lorsque nous arrivons au refuge des
Grands Mulets (
3050
m).
Le refuge n'est pas complet, nous sommes tout au
plus une quinzaine de cordées.
Après s'être réhydratés, reposés, fais volé une
bouteille d'eau ( 30 frs la bouteille ), nous
nous couchons, près à attaquer les
1800
m de positif du lendemain.
07/06/2000
D-DAY ( bis )
Cette fois c'est le grand jour, enfin la nuit
noire qui nous accompagne à 2h00 du matin,
lorsque nous chaussons au pied du refuge. Le
ciel est étoilé !
Nous partons après toutes les cordées, la pente
se raidit, la neige fait place à la glace, nous
chaussons les crampons.
Nous rattrapons une à une les petites lumières
qui se promènent dans l'obscurité des montagnes.
Le jour viens nous sortir d'une sorte de
léthargie dans laquelle nous étions, nous sommes
vers
4000
m, sous le Dôme du Goûter.
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Nous
arrivons assez vite à Vallot (
4300
m) et la je commence à ressentir ces symptômes
dont on m'avait tant parlé, je suis vidé...
Nous entamons l'arrête des Bosses, seul un
alpiniste est devant nous.
Après
de multiples pauses et espoirs ( Après cette
Bosse, c'est fini... ) , nous ne pouvons plus
monter, non pas parce que nous sommes exténués,
mais parce qu'il n'y a plus de neige, plus de
montagne, pour continuer, nous sommes au sommet
du Mont Blanc à
4810
m , comme dans un rêve, une rêve de gosse pour
moi...

A nos pieds, Français, Suisses, Italiens,
Allemands...
Nous y restons 15 minutes à méditer et boire du
Thé puis entamons la descente.
Nous croisons des Allemands, des italiens, des
polonais... beaucoup ( la moitié ) ont fait demi
tour à Vallot.
Nous y récupérons les skis laissés puis nous
lançons dans une descente fatigante mais
jouissive.
La
neige est bonne jusqu'a
3200
m, nous poussons jusque
2700 m puis déchaussons.
Il nous faudra une heure encore pour atteindre
le tronçon du téléphérique.
Nous montons dans la benne, entre Américains
médusés et Japonais interloqués.
Arrivés à Chamonix, c'est un car de touristes qui
nous photographie avec nos skis...
Nous traversons la ville traînant nos grosses
chaussures de ski, avec la satisfaction de
revenir du Toit de l'Europe...